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Afrique : le continent de tous les possibles

Julie Leprohon
par Julie Leprohon Lecture : 5min
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Article en partenariat avec Expat.com

Depuis plusieurs années déjà, de plus en plus d’expatriés se tournent vers l’Afrique. Beaucoup de pays du continent proposent aujourd’hui une stabilité politique, une croissance intéressante et des opportunités professionnelles attractives (on peut citer l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya, le Ghana ou encore le Botswana)[1]. La lutte contre la corruption, les mesures prises pour une meilleure gestion des ressources naturelles et de leurs industries (notamment pétrolières et des pierres précieuses), un fort investissement dans le développement de leurs infrastructures ou encore la mise en place de systèmes d'imposition simplifiés et avantageux, expliquent pourquoi les pays africains sont aujourd’hui plus attirants pour les expatriés[2].

En décembre 2020, le virus de la COVID-19 n’est pas encore sous contrôle sur le plan mondial et de nombreux pays gardent leurs frontières fermées. Alors qu’en Amérique du Nord comme en Asie, les projets d’expatriations sont freinés par le contexte sanitaire, qu’en est-il sur le continent africain ?

 Une gestion de la pandémie saluée

Si les premières prévisions concernant l’Afrique étaient alarmistes, un rapport des Nations Unies[3] dressait, en mai 2020, un tableau positif de la gestion africaine de la crise de la COVID-19. Ainsi, d’après le rapport, « L’Union africaine a réagi rapidement en approuvant en février une stratégie commune pour le continent et en complétant les efforts des États Membres et des communautés économiques régionales par la mise à disposition d’une plateforme de santé publique ». La réaction rapide et l’expérience du continent africain face à des propagations de virus (notamment celui d’Ebola qui a servi de leçon et permis de mettre en place des protocoles scientifiques stricts) ont permis une gestion efficace et rapide dans les premiers temps de l’épidémie, ce qui s’est traduit par des chiffres nettement meilleurs que ceux constatés en Europe et en Amérique. Le continent africain a su se montrer efficace et rigoureux, tant par la formation de ses soignants, en amont de la pandémie, que par la mise en place de ses protocoles de santé alors que la scène internationale sous estimait ses capacités.  L'Île Maurice  et les Seychelles sont deux des premiers pays africains à avoir maîtrisé la COVID-19 grâce à la mobilisation rapide de leur personnel de santé et d’un confinement très strict qui n’a pas tardé après l’annonce des premiers cas.

Les moyens mis en place pour gérer la crise

La fermeture de ses frontières terrestres et aériennes, la rapidité à s’équiper en tests PCR ou encore l’innovation, ont joué un rôle majeur dans la gestion de crise du continent africain. Le développement d’un test sérologique par l’Institut Pasteur de Dakar ou encore d’un test PCR à effectuer à domicile illustrent bien la recherche qui a été mise en œuvre sur le continent. Au Togo, le gouvernement a mis sur pied une application, le Togo Safe, qui permet à tous ceux sur son territoire de recevoir des notifications s’ils ont été en contact avec une personne testée positive même si les deux individus ne se connaissent pas.

Les pistes explorées pour expliquer ce ralentissement 

La jeunesse de la population africaine et son climat chaud semblent être un avantage contre la propagation du virus, en plus de rendre les territoires attractifs pour les entrepreneurs et bien que la causalité ne soit pas définitivement confirmée, on observerait une recrudescence des cas lors des périodes plus fraîches, notamment dans les pays du Maghreb et en Afrique du Sud. Dès lors, les conditions naturelles des territoires, alliées à l’expertise africaine en matière de virologie peuvent mettre en valeur le continent aux yeux des entrepreneurs et expatriés.

L’Afrique n’est néanmoins pas épargnée par les contaminations. En novembre 2020[4], l’Afrique comptait plus de 2 millions de cas et dépassait le cap des 50 000 morts bien que les derniers chiffres soient à relativiser compte tenu de la population du continent (plus d’un milliard d’habitants). Qui plus est, près de la moitié des contaminés se trouvent en Afrique du Sud, le pays le plus touché par la pandémie et le virus ne semble pas aussi actif dans tous les pays africains. Cependant, le « mystère africain » reste à nuancer. Le virus se propage activement mais les cas africains ne représentent encore qu’un faible pourcentage des cas à l’échelle mondiale.

Qu’en est-il de l’expatriation en Afrique ?

Cela va sans dire, la crise de COVID-19 fragilise les systèmes de santé africains, déjà instables pour certains. Or, d’après l’OMS, « La meilleure défense contre une flambée épidémique est un système de santé solide »[5], et alors que les hôpitaux en Afrique se remplissent, les populations cèdent parfois à la panique[6], pouvant créer un environnement instable. De fait, l’OMS annonçait que 90% des pays touchés par le virus ont connu l’interruption de certains services de santé essentiels tels que le diagnostic ou les traitements des maladies non transmissibles, la prévention et la sensibilisation à l’importance de la contraception ou encore le traitement des troubles mentaux et des cancers.

Une levée de fonds pour booster le développement

Toutefois, le continent pourrait une fois encore déjouer les pronostics défaitistes que l’Occident projette à son sujet. En effet, l’Afrique organise sa lutte contre le virus et afin de tendre à une équité d’accès aux vaccins contre la COVID 19, l’OMS a mis en œuvre une initiative, COVAX[7], à laquelle de nombreux Etats africains participent. Cette collaboration, qui implique une levée de fonds, a pour objectif d’aider au développement des capacités de fabrication des vaccins et de l’achat de fournitures afin de parvenir à une mise en circulation de 2 milliards de doses de vaccins contre le virus avant la fin de 2021[8] et ce, dans le monde entier, pour éviter que les pays les moins aisés ne soient défavorisés dans la lutte contre la pandémie[9].

La lutte contre la crise continue

En octobre dernier, l’OMS considérait que l’Afrique était à un moment charnière de son combat face au virus[10]. Si les Nations Unies ont félicité l’Afrique pour sa réaction rapide face à la menace pandémique, les mesures prises ont, comme dans le reste du monde, eu des conséquences sociales et économiques. D’après l’ONU, une baisse des exportations africaines de plus de 10% est attendue ainsi qu’une baisse sensible des coûts du pétrole (qui pourrait monter jusqu’à 60% pour le pétrole non raffiné), le Produit Intérieur Brut africain risque ainsi une baisse de 1,4% ce qui plongerait la majorité du continent dans une lourde récession.
Néanmoins, certains pays mettent en place des mesures pour atténuer l’impact de la pandémie sur leur économie et leur population. L’Afrique du Sud a annoncé une aide de 160 millions de US dollars allouée aux entreprises en difficulté et plus de 8 milliards de dollars d’aide pour le fonds d’assurance chômage. L’Egypte, quant à elle, a prévu un apport de 6.4 milliards de dollars pour limiter les dégâts économiques du virus, tandis que les aides tunisiennes se chiffrent à 900 millions de dollars et celles du  Maroc, à 1 milliard. En plus de l’aide monétaire directe injectée par certains pays, d’autres comme le Ghana, le Nigeria ou encore le Kenya se tournent vers des aides sous formes fiscales avec une baisse des taux d’intérêts voire des politiques fiscales plus avantageuses afin de soulager les entreprises locales. L’Île Maurice s’attèle de son côté à relancer son économie en proposant de nouveaux visas spéciaux pour attirer les investisseurs et professionnels étrangers en pleine pandémie.  

Il est indéniable que les pays africains ont su allier réactivité, rigueur et innovation, tant au niveau médical, social ou économique, alors que le monde entier était acculé face au virus de la COVID-19. Tandis que d’autres destinations prisées pour l’expatriation ferment leurs portes aux étrangers ou que certains ont déçu du fait de leur réponse à la crise, l’Afrique ne serait-il pas, plus que jamais, le continent de tous les possibles ?

[1] https://www.courrierinternational.com/article/economie-sexpatrier-en-afrique-les-pays-qui-montent-les-secteurs-qui-recrutent[2]  https://mobilityexchange.mercer.com/insights/quality-of-living-rankings[3] https://www.un.org/sites/un2.un.org/files/les_incidences_de_la_covid-19_en_afrique.pdf[4] https://www.bbc.com/afrique/resources/idt-9de64648-267c-4de9-8d78-05007b5c6d29[5]https://www.who.int/fr/news/item/30-03-2020-who-releases-guidelines-to-help-countries-maintain-essential-health-services-during-the-covid-19-pandemic[6]http://casbah-tribune.com/sante-covid-19-psychose-oblige-les-algeriens-achetent-de-loxygene-en-ligne/[7]https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/11/18/peu-de-malades-ont-developpe-des-formes-graves-du-covid-en-afrique_6060239_3212.html[8]https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/02/notre-objectif-est-de-securiser-2-milliards-de-doses-de-vaccin-contre-le-covid-19-d-ici-fin-2021_6054559_3234.html[9]  https://news.un.org/fr/story/2020/09/1076502[10]https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/10/16/selon-l-oms-l-afrique-est-a-un-moment-charniere-dans-son-combat-contre-le-coronavirus_6056234_3212.html

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