<img height="1" width="1" style="display:none" src="https://www.facebook.com/tr?id=4510645542362886&amp;ev=PageView&amp;noscript=1">
logo-cooptalis-2
Entreprise ? Par ici
Contact
Talent ? Par ici
Contact
(SizeLimitingPyMap: {back_to_blog=Revenir au blog, by=par, read=Lecture :, min=min})
Revenir au blog

Pour Cooptalis, la Révolution des Talents est en marche

Sophie Lavergne
par Sophie Lavergne Lecture : 3min
LinkedIn Icon Facebook Icon Twitter Icon

“À Nantes, les employeurs se battent à coups de milliers d’euros pour trouver des informaticiens”(1) pouvait-on lire ces jours derniers dans la presse régionale. Un titre qui donne le ton en empruntant au vocabulaire guerrier, dans la veine de l’expression “la guerre des talents”, et donne la mesure de l’intensité des difficultés auxquelles font face de nombreuses entreprises. Recruter les profils compétents s’avère de plus en plus complexe et chronophage, voire impossible dans certains métiers. Retour sur une tendance lourde qui promet de rebattre en profondeur les cartes entre les acteurs du monde du travail.

Des phénomènes de pénuries de talents qui s’intensifient

La situation n’est pas nouvelle. Déjà avant la pandémie, la moitié des entreprises disaient avoir des difficultés à recruter (2). Ainsi en janvier 2020; la pénurie ressentie était par exemple de 65% dans la construction, de 63% dans l'informatique et les services d'information ou de 59% dans la logistique.

Mais la crise sanitaire semble avoir encore accentué les pénuries et mis sous pression certains secteurs. Ainsi, sans surprise, les métiers du médical et les industries des sciences de la vie qui ont été durement éprouvés pendant plus d’une année, traversent une remise en question profonde des personnels en poste et une crise des vocations sans précédent. Et la reprise que nous connaissons actuellement grâce à la vaccination généralisée des populations renforce encore les tensions. En effet, le redémarrage des activités dans l'industrie et les services met à jour des besoins d’une envergure inédite, aussi bien dans le bâtiment(3) que la restauration notamment. “Selon une étude nationale de l'UMIH, 150 000 salariés de l'hôtellerie-restauration ont changé de métier depuis la crise de la Covid-19. Changements d'aspirations, pénibilité du travail difficulté en termes d'horaires (nombre d'heures, pas de valorisation des horaires de nuit, dimanche, jours fériés), problème de rémunération, difficulté de service, autant de facteurs qui ont poussé les travailleurs à changer de voie pendant la crise.” (4)

Et les prévisions pour les mois et les années qui viennent ne laissent pas espérer de changements positifs. Selon l’étude Korn Ferry, intitulée The Talent Crunch(5) qui analyse le phénomène de pénurie de talents à l’échelle mondiale, “une crise majeure se profile, qui affectera les organisations et les économies du monde entier. 85,2 millions de salariés qualifiés pourraient venir à manquer dans le monde d'ici 2030, correspondant à un manque à gagner colossal de 8 452 milliards de dollars, soit les PIB de l'Allemagne et du Japon additionnés”. Nous voilà prévenus.

L’informatique, un cas emblématique

De leur côté, les besoins en talents qualifiés en informatique n’auront jamais été aussi forts, portés à la fois par le télétravail forcé à grand échelle, et la transformation digitale qui s’est imposée comme une nécessité pour la survie de nombreuses activités. Les ingénieurs, cadres d'étude, R&D et chefs de projets en informatique arrivent aujourd’hui à la sixième place des métiers les plus recherchés (hors saisonniers) selon la dernière étude BMO publiée par Pole emploi(6), et font l’objet de toutes les convoitises. Startups, PME ou grands groupes, selon la dernière étude réalisée par CodinGame auprès de 15.000 recruteurs et développeurs, 64% des entreprises prévoient de recruter jusqu'à 50 codeurs cette année.

Les candidats confirmés ayant de 3 à 5 ans d’expérience constituent la zone de marché la plus tendue. Et, ce sont les recruteurs de profils IT qui arrivent en tête des métiers les plus recherchés du secteur(7). On le comprend aisément : pour trouver des profils spécialisés en informatique et télécommunication, il faut des recruteurs adaptés et eux-mêmes spécialisés dans ces nouveaux métiers.

Parmi les profils aujourd’hui les plus recherchés, viennent ensuite et dans l’ordre décroissant des besoins : les délégués à la protection des données, appelés aussi data protection officier (DPO), les ingénieurs en intelligence artificielle, les experts en cybersécurité, les “bid managers”, les scrum masters, les développeurs full-stack, les data analysts, les chefs de projets et ingénieurs réseaux. Cet ordre qui correspond aux étapes de transformation digitale de nombreuses entreprises, est amené à évoluer avec la maturité technologique des organisations. Ainsi, la plupart des prévisions montrent que les postes les plus recherchés d’ici quelques années concerneront les experts en cybersécurité et analystes de données.

Même si de nombreuses formations ont vu le jour ces dernières années, le nombre de personnes formées reste très insuffisant. Autre facteur aggravant, de plus en plus de développeurs ne souhaitent pas rejoindre le monde de l'entreprise traditionnel, ils préfèrent évoluer en restant indépendants et optent pour le freelancing(8).

Quelles solutions pour les entreprises et organisations ?

Dans ce contexte, tous les moyens sont bons pour attirer les rares talents : salaires élevés, opportunités d'évolution, flexibilité des horaires, télétravail (9)… Les entreprises rivalisent et surenchérissent également avec des environnements de travail et une culture d’entreprise toujours plus “cools” : toboggan, piscine à balles, possibilité d’emmener au bureau son animal de compagnie etc. Les souhaits et désirs de bien-être des talents dessinent les nouvelles normes du bien-être au travail.

Dans cette logique, les entreprises devront très certainement aller plus loin et repousser encore leurs limites organisationnelles, notamment pour accepter de travailler sans frontière géographique, avec des talents basés dans des pays éloignés, pour accepter de nouveaux modes de collaboration (moins de CDI, davantage de freelancing et missions ponctuelles…), ou accepter de partager un talent avec plusieurs employeurs…

Les organisations devront également proposer des projets motivants et inspirants tant d’un point de vue technologique que sociétal si elles veulent avoir une chance de retenir l’intérêt des candidats. La révolution a ici déjà commencé et le jeu a déjà changé de mains : la balle est dans le camp des talents.

Sources :
(1) À Nantes, les employeurs se battent à coups de milliers d’euros pour trouver des informaticiens, Ouest France
(2) La moitié des entreprises disent avoir des difficultés à recruter, Les Echos, 2020
(3) Construction / BTP : les 5 régions et les 10 métiers qui recrutent le plus en 2021, Rebondir, 2021
(4)«La crise sanitaire a accéléré les difficultés de recrutement dans le secteur de la restauration», Le Figaro, 2021
(5) Future of work, Korn Ferry
(6) The Talent Shift, Leaders’Perspective: France, Korn Ferry
(7) Top 10 en nombre de projets de recrutement non saisonniers en 2021 par Métier, Pôle Emploi, 2021
(8) Quels sont les métiers de l’informatique les plus recherchés ?, Futura Science, 2020
(9) Salaires élevés, télétravail, flexibilité... Les entreprises utilisent tous les moyens pour attirer les développeurs, Le Figaro, 2021

(String: Lire plus)